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Mon parcours
Après le bac, j'ai entrepris des études en sciences du sport (STAPS). Passionné d'arts martiaux chinois et grand fan de Bruce Lee, je m'intéressais déjà au mouvement et à sa biomécanique : comprendre comment rendre un geste plus précis et plus efficace faisait partie de ma pratique.
Au cours de mes études, une blessure au genou a marqué un tournant. Malgré différentes prises en charge médicales et des séances de kinésithérapie, je ne retrouvais pas durablement mes capacités physiques. La rencontre avec un ostéopathe et l'amélioration obtenue après son traitement m'ont alors fait découvrir cette profession et donné envie d'en faire mon métier.
Après ma licence STAPS, j'ai intégré l'École Supérieure d'Ostéopathie de Champs-sur-Marne, où j'ai suivi une formation de six ans. Diplômé en 2010, je me suis installé à Paris Châtelet en 2011.
À ma sortie de l'école, j'avais appris de nombreuses techniques ostéopathiques. Les arts martiaux m'avaient pourtant appris une chose : connaître un grand nombre de techniques ne fait pas nécessairement un meilleur combattant ; l'essentiel est de réellement maîtriser celles que l'on utilise.
J'ai retrouvé cette même logique dans ma pratique professionnelle. Plutôt que de chercher à accumuler les techniques, j'ai choisi d'approfondir la maîtrise de celles que je connaissais déjà.
L'expérience quotidienne du cabinet m'a permis de confronter mes connaissances à des situations différentes, d'observer les réactions après un traitement et parfois de remettre mes choix en question. Avec les années, j'ai surtout appris à mieux choisir quand, pourquoi et comment utiliser les différents outils dont je dispose.

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Ma manière de concevoir l'ostéopathie
Deux principes ont progressivement façonné ma manière de travailler.
Le premier m'accompagne depuis bien avant que je devienne ostéopathe. Mon père m'a appris très tôt une idée simple : avant d'agir, il faut d'abord essayer de comprendre comment les choses fonctionnent.
Le second vient de ma formation en ostéopathie : considérer le corps dans son ensemble et ne pas regarder une douleur comme un phénomène nécessairement isolé.
Avec les années, ces deux principes se sont rejoints. Une douleur ne suffit pas toujours à comprendre ce qui la provoque ou l'entretient. J'essaie donc de replacer le problème dans son contexte et d'examiner les éléments qui peuvent être pertinents dans votre situation.
Avoir une vision globale ne signifie pas pour autant que tout est lié à tout, ni qu'il faut tout traiter. Mon travail consiste au contraire à sélectionner les informations réellement utiles, puis à construire des hypothèses qui orientent le traitement.
J'interviens ensuite et j'observe le résultat : il peut conforter mon raisonnement ou m'amener à modifier mon approche.
C'est aussi pourquoi deux patients présentant une douleur similaire ne recevront pas nécessairement le même traitement. Leur histoire, leur morphologie, leur activité, leurs antécédents et la manière dont leur problème se manifeste peuvent orienter mes choix différemment.

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Des outils, pas des spécialités
Les différentes approches ostéopathiques que j'ai apprises ne constituent pas pour moi des pratiques séparées, mais différents outils au sein d'une même pratique.
Je ne me demande donc pas quelle « forme d'ostéopathie » appliquer avant d'avoir examiné un patient. L'échange et l'examen m'aident à déterminer les outils qui me paraissent les plus adaptés.
Une technique crânienne peut ainsi avoir sa place dans la prise en charge d'une cervicalgie, comme un travail musculaire ou articulaire peut compléter une consultation motivée par un autre problème.
Ce n'est pas le nom de la technique qui guide le traitement, mais ce que je cherche à obtenir par son utilisation.
Vous n'avez donc pas besoin de savoir, avant de venir, si votre problème relève d'une approche crânienne, digestive, musculaire ou fasciale. Mon rôle est de choisir parmi ces différents outils ceux qui me semblent pertinents et de les adapter à votre situation.
Les techniques ostéopathiques
Techniques crâniennes
Des techniques douces qui permettent de travailler notamment sur le crâne, la mâchoire et les cervicales.
Techniques digestives
Un travail manuel qui s'intéresse notamment aux tensions et à la mobilité de la région abdominale.
Techniques des fascias
Un travail doux sur les tissus qui entourent et relient les différentes structures du corps.
Techniques musculaires
Des techniques qui utilisent notamment la contraction et le relâchement musculaire pour agir de manière progressive.
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De cette philosophie à la consultation
Cette manière de concevoir l'ostéopathie prend une forme concrète pendant une consultation.
Je commence par vous écouter afin de comprendre votre motif de consultation, son histoire et son contexte. L'examen me permet ensuite de confronter ces informations à ce que j'observe et de construire mes premières hypothèses.
Je choisis alors les techniques et les ajustements qui me paraissent les plus adaptés, puis j'observe leur effet. Selon votre réaction et l'évolution de votre problème, le traitement peut être poursuivi, modifié ou réorienté. Si l’évolution ou certains éléments montrent que l’ostéopathie n’est pas suffisante, je peux aussi vous orienter vers un autre professionnel de santé.
C'est pourquoi une consultation n'est pas pour moi l'application d'un protocole prédéfini. Elle fait partie d'un processus dans lequel comprendre, agir, observer et ajuster se répondent.






